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Programme 68 et Quotas en obstétrique

Depuis plusieurs semaines, les comités techniques de négociation travaillent à préparer le terrain en vue de la négociation qui devrait s’ouvrir officiellement au début de septembre 2010.

Il est clair dans notre esprit qu’il faudra d’abord débattre des conditions financières avant toute chose. Nous voyons mal comment lancer notre grand projet visant à valoriser la médecine familiale et arriver un jour à offrir à chaque citoyen du Québec un médecin de famille sans investir les sommes nécessaires. Ceci dit, nous verrons rapidement la direction que prendront les discussions. La table est mise.

Sur la scène locale, il est clair qu’au moins deux situations sont fort préoccupantes. Il s’agit du Programme 68 lancé par l’Agence et les quotas imposés dans les salles d’accouchement de la région de Montréal.

Le Programme 68 vise à fermer les lits de soins de longue durée dans les hôpitaux de la région et à transférer rapidement ces patients, souvent plus ou moins stables, dans des lits de longue durée.

Du côté lanceur, la situation se contrôle assez bien. Les médecins se sont recyclés dans d’autres champs, les lits se ferment et la courte durée hérite de quelques lits supplémentaires.

Du côté receveur, la situation est inverse. Les budgets n’ont pas suivi, la pénurie persiste et le personnel infirmier n’est pas prêt à une telle aventure. Les plaintes sont multiples et le risque d’éclatement de ces milieux est plus imminent que jamais.

L’Association a mis d’urgence un comité d’études sur la situation, présidé par le Dr Benoît Brodeur. Nous tentons de rencontrer l’Agence sur ce sujet. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution du dossier.

Quant aux quotas dans les salles d’accouchement, le problème varie d’un établissement à l’autre, mais les besoins en obstétrique demeurent grands partout. On ne peut pas empêcher les femmes d’accoucher ! Les omnipraticiens ne doivent pas faire les frais de ces quotas au profit des médecins spécialistes. Nous étudions activement ce dossier avec la Fédération et son service juridique.

On nous impose des limitations sur le nombre d’accouchements, faute d’espace, et on met en place un programme de procréation assistée qui augmentera ce nombre à près de 7 000 par année !

Bonne fin d’été !

Dr Marc-André Asselin

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